En 2022, une ligne rouge a été franchie : désormais, les grandes entreprises doivent rendre des comptes précis et publics sur leurs émissions de gaz à effet de serre. L’Europe ne plaisante plus avec la transparence climatique. Sanctions financières, réputation écornée : l’époque de l’engagement flou appartient au passé. Le groupe SEB, bien décidé à ne pas rester spectateur, s’est donné pour cap la neutralité carbone d’ici 2050, structurant sa démarche autour de trois leviers majeurs conformes aux exigences du SBTi.
Dans cette perspective, la réussite ne dépend pas tant du foisonnement d’initiatives que de la mise en œuvre de leviers solides, mesurables et suivis sur le long terme.
Face à l’urgence climatique, pourquoi la neutralité carbone s’impose comme un enjeu majeur pour les entreprises
La neutralité carbone occupe une place stratégique de plus en plus centrale dans la vie des entreprises. Le dérèglement climatique s’accélère, la régulation s’intensifie, et l’échéance du 1,5°C fixée par l’accord de Paris rebat les cartes. Pour s’en rapprocher, les sociétés françaises doivent changer d’échelle, accélérer leur transition écologique et intégrer des contraintes autrefois inédites.
Désormais, la pression n’émane plus uniquement des autorités publiques. Les investisseurs étudient le bilan carbone à la loupe, les associations exigent des preuves d’authenticité, les clients veulent voir du concret, pas des promesses en l’air. Finances et image se jouent sur ce terrain. La performance environnementale conditionne de plus en plus la capacité d’un groupe à s’installer dans la durée.
Aller vers le climat n’est pas simplement réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Il faut inscrire cette dynamique dans les choix stratégiques, dans le fonctionnement quotidien, dans chaque étape de la chaîne de valeur. L’heure est à la cohérence : production bas carbone, usage raisonné des ressources, innovations qui privilégient la sobriété. Normes plus strictes, contrôles accrus : la France resserre le cadre tout en laissant le terrain ouvert aux solutions choisies par les acteurs.
Dans cette nouvelle donne, viser la neutralité carbone agit comme un accélérateur de transformation. C’est un socle qui donne une direction commune, crédibilise le discours, structure l’action des équipes et rassure les partenaires. L’urgence ne laisse pas de répit, mais seule une trajectoire solide sur la durée permettra de transformer la promesse en réalité.
Quels sont les trois leviers clés de la stratégie du groupe SEB pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ?
Pour avancer vers la neutralité carbone d’ici 2050, le groupe SEB s’appuie sur trois piliers structurants. Son approche est pragmatique, progressive et fidèle aux recommandations de l’Ademe, en phase avec les attentes de ses parties prenantes.
Voici les trois axes qui guident cet engagement :
- Réduire les émissions directes et indirectes. Le premier pilier cible la diminution des émissions de gaz à effet de serre sur tous les sites industriels et logistiques, via optimisation des process, électrification progressive, investissements dans les énergies renouvelables et modernisation des équipements. Cette vigilance s’étend aussi à la chaîne d’approvisionnement, en mobilisant les fournisseurs sur de nouveaux standards.
- Éco-concevoir et prolonger la durée de vie. L’éco-conception s’impose comme un levier puissant. Les produits sont pensés pour limiter leur impact écologique : choix de matériaux recyclés, réparabilité renforcée, maîtrise de la consommation électrique. Cette logique permet de favoriser des modèles d’affaires tournés vers la durabilité.
- Compensation et contribution carbone. Pour traiter les émissions qui demeurent, SEB mise sur des programmes certifiés de compensation carbone, en ligne avec son bilan carbone. Cela prend la forme de projets comme la reforestation ou la restauration de puits de carbone, garantis par des audits externes.
L’impact réel de ces leviers repose sur un pilotage rigoureux : outils de mesure partagés, audits indépendants, engagement collectif de la direction aux opérationnels en passant par le réseau d’ambassadeurs du groupe. Tout est structuré pour maintenir la dynamique sur le long terme.
Des actions concrètes : comment le groupe SEB transforme ses engagements en résultats mesurables
Chez SEB, la transition bas carbone se traduit par des changements profonds et mesurables. Chaque site industriel dresse un bilan carbone pour orienter et suivre la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Ces résultats nourrissent un mouvement d’amélioration continue impliquant toute l’organisation.
L’éco-conception devient le fil conducteur des nouveaux produits : en 2023, plus de 90 % des lancements intégraient des matériaux recyclés ou issus de filières responsables. La réparabilité, désormais évaluée par un indice dédié, se transforme en avantage tangible sur les gammes phares. Optimisation de la consommation d’énergie, modernisation des équipements, réorganisation de la logistique : chaque étape est repensée pour réduire l’empreinte.
Pour les émissions qu’il reste difficile d’éliminer, la compensation carbone prend le relais avec des projets concrets : reboisement, restauration de milieux naturels, valorisation des puits de carbone. Des organismes indépendants viennent contrôler que chaque initiative atteint ses objectifs et respecte la transparence attendue.
Cette dynamique s’appuie sur un pilotage précis : reporting régulier, vérification des indicateurs et formation des collaborateurs à toutes les étapes. L’organisation de SEB place chaque acteur au cœur de la transformation. Le cap reste ambitieux, mais les faits sont là : les résultats progressent.
Vers une industrie plus responsable : l’exemple de SEB, un modèle inspirant pour accélérer la transition
D’année en année, SEB se distingue comme une référence pour l’industrie décidée à concilier performance et responsabilité. Ici, la transformation se touche du doigt : ressources gérées avec rigueur, émissions réduites, fournisseurs embarqués dans la transition écologique.
Les usines du groupe évoluent selon les principes de l’économie circulaire. Les déchets trouvent une seconde vie, les résidus de production sont réinjectés dans le cycle industriel. La préférence donnée aux circuits courts, la traçabilité accrue et la généralisation des matériaux recyclés sont autant de leviers pour accélérer la transition énergétique du groupe.
Pour piloter cette mutation, SEB mobilise trois bases solides :
- développer systématiquement l’éco-conception de nouveaux produits,
- rénovation énergétique de l’outil industriel,
- et compensation des émissions résiduelles grâce à des initiatives vérifiées.
Des choix techniques jusqu’aux modes de management, tout concourt à une réduction continue de l’empreinte environnementale.
Les outils collectifs mis en place favorisent la diffusion de ces compétences à l’ensemble du secteur industriel. À ce rythme, la mutation prend de l’ampleur et structure durablement la dynamique collective.
SEB trace une trajectoire solide. Ici, la neutralité carbone s’affranchit du simple effet d’annonce pour devenir une réalité vécue, le signe tangible qu’une industrie moderne peut transformer en profondeur ses pratiques et ouvrir la voie d’un avenir moins carboné.


